| Dmitri Hvorostovsky sings Phidylé (composed by Henri Duparc, text by Leconte de Lisle, 1889) in Moscow, 2005 Fortepiano: Ivari Ilja Phidylé L'herbe est molle au sommeil sous les frais peupliers, Aux pentes des sources moussues, Qui dans les prés en fleur germant par mille issues, Se perdent sous les noirs halliers. Repose, ô Phidylé! Midi sur les feuillages Rayonne et t'invite au sommeil. Par le trèfle et le thym, seules, en plein soleil, Chantent les abeilles volages. Un chaud parfum circule au détour des sentiers, La rouge fleur des blés s'incline, Et les oiseaux, rasant de l'aile la colline, Cherchent l'ombre des églantiers. Mais, quand l'Astre, incliné sur sa courbe éclatante, Verra ses ardeurs s'apaiser, Que ton plus beau sourire et ton meilleur baiser Me récompensent de l'attente! Phidylé The grass is soft for slumber beneath the fresh poplars, on the slopes by the mossy springs, which, in the meadows flowering with a thousand plants, lose themselves under dark thickets. Rest, o Phidylé! the midday sun shines on the foliage and invites you to sleep! Among clover and thyme, alone, in full sunlight hum the fickle honeybees. A warm fragrance circulates about the turning paths, the red cornflower tilts, and the birds, skimming the hill with their wings, search for shade among the wild roses. But when the sun, turning in its resplendent orbit, finds its heat abating, let your loveliest smile and your most ardent kiss recompense me for waiting! |